Haguenau · Danse butô · De l’ombre à la lumière
Cours de danse butô à Haguenau. Un corps de lumière, plutôt que de poussière.
Une autre façon d’habiter son corps. Une danse lente, née au Japon, qui ne cherche pas à paraître, mais à être.
- Le mercredi de 19h15 à 20h15
- Dès 16 ans, sans prérequis
- Cours d’essai possible à tout moment
Une autre relation au mouvement
Danser sans préfabriqué.
Le butô est une danse contemporaine née au Japon à la fin des années 1950. Il ne repose sur aucun vocabulaire chorégraphique à reproduire, ni sur une forme esthétique imposée.
Dans ce cours, le mouvement devient une manière d’explorer la présence, les sensations, le poids, la respiration, l’espace et la relation.
Il ne s’agit pas de « bien danser », mais de rencontrer ce qui apparaît lorsqu’on laisse au corps le temps de sentir, d’écouter et de répondre.
La pratique proposée à Haguenau
Ce que l’on explore.
Ici, le mouvement n’est pas une réponse à reproduire. C’est une question à habiter.
Le point de départ
Ne pas chercher à bien faire.
On commence par écouter. Le corps n’a pas besoin de connaître une forme particulière pour commencer à bouger.
Sensation
Sentir.
Poids, appuis, respiration, peau, relâchement, circulation du mouvement : le corps devient une porte d’entrée.
Peut ouvrir une perception plus fine de soi.
Temps
Ralentir.
Suspension, durée, silence. Donner du temps au geste permet de percevoir ce qui passe habituellement trop vite.
Peut ouvrir un rapport différent au temps.
Espace
Habiter l’espace.
Relation au sol, verticalité, gravité, directions, distances : l’espace se transforme autour de soi.
Peut ouvrir une autre manière d’occuper sa place.
Présence
Laisser émerger.
Ni personnage à fabriquer ni belle forme à atteindre : une qualité de présence singulière, avec soi et avec les autres.
Peut ouvrir des gestes qu’on n’aurait pas prévus.
Les effets d’une pratique corporelle diffèrent pour chacun. Rien n’est promis : le cours crée les conditions d’une expérience.
Un cours
Entrer progressivement dans le mouvement.
Un cours n’est pas une succession d’exercices à réussir. Il avance progressivement, en une heure.
Il n’y a aucun modèle corporel à atteindre. Chacun adapte les propositions à ses possibilités du moment.
Arriver
Poser la journée, prendre le temps de se déposer dans l’espace.
Se rendre disponible
Un temps d’éveil corporel et sensoriel pour quitter le rythme du quotidien.
Explorer
Des propositions parfois très lentes, parfois plus engagées dans le déplacement, la relation ou l’imaginaire.
Revenir
Un retour au calme pour laisser se déposer ce qui a été traversé.
Une pratique artistique, pas une thérapie
Ces cours sont des cours de danse et d’exploration corporelle, pas un soin ni un accompagnement psychologique. Ce qui peut toucher à l’intime ou aux émotions est accueilli avec attention, sans chercher à le provoquer ni à l’interpréter. Chacun reste libre d’adapter une proposition ou de ne pas la faire.
Le plus simple pour savoir si cela vous parle : venir essayer.
Réserver un cours d’essai → Voir les infos pratiques ↓Infos pratiques
Le rendez-vous du mercredi.
Un premier groupe est en cours de constitution à Haguenau.
Mercredi · 19h15
Un cours d’une heure, de 19h15 à 20h15, hors vacances scolaires.
Menuiserie Zen
62a route de Schweighouse
67500 Haguenau
Voir l’itinéraire
Dès 16 ans
Adultes et adolescents, tous niveaux, toutes morphologies. Aucun prérequis en danse.
Simple et confortable
Une tenue pour bouger librement. Pratique en chaussettes ou pieds nus.
Cours d’essai et formules
Le tarif du cours d’essai et les formules régulières sont détaillés sur la page de réservation.
Lieu accessible PMR
Une question sur vos possibilités de participation ? Écrivez-moi.
Qui transmet ?
Mickaël Chalopin Pleine présence entre l’âme et le corps
Professeur de danse contemporaine diplômé d’État, artiste et art-thérapeute
Pendant des années, j’ai cherché mes propres mouvements, loin de l’influence des professeurs et des chorégraphes. Un soir, après un spectacle de rue, une danseuse m’a dit qu’elle était ravie de rencontrer un danseur butô. Croyant naïvement que Butô était un prénom, je lui ai répondu : « Non, moi c’est danseur Mickaël »
C’est grâce à cette interpellation que je me suis intéressé au butô. J’ai découvert le travail de Sankai Juku sur scène, puis suivi un workshop avec Semimaru, l’un des danseurs fondateurs de la compagnie. Là, j’ai compris : ce que je dansais sans le savoir avait une origine... une famille artistique.
Je me suis ensuite formé auprès de Fabienne Courmont en danse-thérapie, « danse de l’âme », une approche issue du travail de Min Tanaka, puis j’ai suivi quelques cours avec la danseuse butô Juju Alishina à Paris.
En 2012, lors du Carnaval de Nice, naît Pierrot Buto, de mon désir d’unir l’Orient et l’Occident : un solo entre butô, clown et poésie, qui m’a mené jusqu’en demi-finale de La France a un incroyable talent en 2016.
À Haguenau, je ne transmets pas une école ou une technique figée, mais une recherche vivante, accessible, sensible et personnalisée.
Quelques repères
Une danse née dans le Japon d’après-guerre.
Revenir à son contexte d’apparition aide à comprendre ce que l’on explore aujourd’hui.
Un Japon bouleversé
Le butô apparaît dans un pays traversé par des bouleversements sociaux, politiques et artistiques.
Tatsumi Hijikata
Il présente Kinjiki, généralement considéré comme l’un des actes fondateurs du butô.
Kazuo Ōno
Aux côtés de Hijikata, il fait émerger une nouvelle manière de penser le corps, la présence et le mouvement.
Un mouvement multiple
Des compagnies comme Sankai Juku, fondée par Ushio Amagatsu, font voyager le butô dans le monde entier. Les pratiques se diversifient, sans jamais devenir une technique unique.
Une précision importante
Né au Japon, mais pas traditionnel.
Le butô n’appartient pas aux arts traditionnels japonais comme le nô ou le kabuki. C’est une forme de création contemporaine, traversée par des recherches sur la transformation, la gravité, la lenteur, la mémoire et la relation au monde.
Non pas reproduire un style, mais questionner ce qui peut devenir mouvement.
Pour aller plus loin
Deux portes pour approfondir.
Deux ressources facultatives, avant ou après un cours.
Le butô : danse des ténèbres, histoire et esprit
Les origines du butô, son histoire et ses dimensions corporelles et philosophiques.
Lire l’article ↗ 🎥 Conférence · Vidéo intégraleDanse butô, de l’ombre à la lumière
Conférence du 9 septembre 2026 à la Menuiserie Zen, avec deux courts moments dansés.
Voir la vidéo ↗Questions fréquentes
Vos questions.
Je ne sais pas danser. Est-ce pour moi ?
Oui. Aucun niveau n’est attendu : le butô ne demande pas de reproduire des pas. Il suffit de venir avec l’envie de découvrir.
Faut-il se maquiller en blanc ou se dévêtir ?
Non. Le corps peint en blanc appartient à certaines formes scéniques du butô. En cours, on pratique habillé, dans une tenue confortable, sans maquillage.
Et si j’ai des douleurs ou des limitations physiques ?
Chaque proposition peut être adaptée ou mise de côté. Vous restez seul juge de ce qui vous convient. En cas de doute, parlons-en avant le premier cours.
Peut-on commencer en cours d’année ?
Oui. Le groupe est en constitution et les cours sont progressifs : on peut rejoindre la pratique à tout moment, en commençant par un cours d’essai.
Combien coûtent les cours réguliers ?
Le tarif du cours d’essai et les formules régulières sont détaillés sur la page de réservation, où vous pouvez aussi réserver directement.
Est-ce une forme de thérapie ?
Non. C’est un cours de danse et d’exploration corporelle. Il peut faire du bien, mais il ne remplace ni un soin ni un accompagnement psychologique.
Premier groupe à Haguenau
Et si vous veniez simplement essayer ?
Un cours d’essai, le mercredi à 19h15. Aucun niveau de danse n’est attendu : il suffit de venir avec l’envie de découvrir.
« La lumière du mouvement émerge toujours, quand on lui laisse l’espace d’être, loin du jugement et de l’attente. »— Mickaël Chalopin
