Parcours · Création · Transmission
Je m’appelle Mickaël Chalopin.
Voilà ce que je fais — et pourquoi.
Danseur, clown, art-thérapeute, formateur. Pas dans cet ordre. Pas séparément. Ensemble, depuis plus de vingt ans.
Qui je suis
Une trajectoire non-linéaire.
J’ai toujours été là où on ne m’attendait pas. Acrobate — on me disait que je dansais. Danseur — on disait que j’étais un clown. Mime — on me disait que je dansais. Seul le clown — l’excentrique — me contenait. Alors que j’écris de la poésie depuis mes 17 ans.
📽 Présentation complète — ~6 min
Vidéo en cours de production
Vingt ans de parcours — en voix et en présence.
⚡ Version courte — ~90 sec
Vidéo en cours de production
L’essentiel, pour ceux qui n’ont pas le temps.
Avant tout, il y a eu le corps en mouvement — la gym pendant toute l’enfance. L’impulsivité au service de la légèreté, comme j’aime à le dire. Puis l’acrobatie, les premiers spectacles, et très tôt une rencontre décisive : ma nièce, trisomie 21. La danse avec elle a été une communion réelle, au-delà des mots, au-delà du diagnostic. C’est là, à la fin de l’adolescence, que j’ai su : je créerais une compagnie pour faire monter les personnes handicapées sur scène et changer le regard sur le handicap. Pas une conviction abstraite — une évidence vécue dans le corps.
L’école de cirque Annie Fratellini a été l’étape suivante : la jonction entre maîtrise technique et présence vivante. Premiers spectacles professionnels — au château de Chambord avec Adrienne Larue, puis avec la compagnie Beau Geste de Dominique Boivin. Mais quelque chose résistait : la scène seule ne suffisait pas. Après le spectacle, il n’y a plus rien — la relation s’arrête avec les applaudissements. Cette médiocrité relationnelle m’a été insupportable. Et c’est paradoxalement elle qui m’a donné la foi. Je me suis alors tourné vers l’animation socioculturelle avec des personnes autistes, et j’ai suivi une formation d’accompagnant psycho-éducatif spécialisée autisme 92.
C’est dans cette période que le butô est arrivé — pas par une école, pas par choix délibéré. Depuis longtemps, je créais mes propres mouvements sans chercher à m’inscrire dans un courant. Jusqu’au jour où quelqu’un m’a dit : ce que tu fais ressemble au butô. Je ne savais pas ce que c’était. La rencontre avec Ushio Amagatsu et la compagnie Sankai Juku a été puissamment identificatoire. Des cours de butô avec Juju Alishina ont suivi. Découvrir cette danse japonaise du corps traversé, lente, radicale, qui ne cherche pas à être belle mais à être vraie — c’était trouver un nom pour quelque chose qui existait déjà en moi. En parallèle, je suivais une formation en animation danse-thérapie — appelée alors danse de l’âme — et je fondais la Compagnie Le Cœur Accords (2006), dédiée à l’inclusion des personnes handicapées dans l’accès à la culture. Pratiques artistiques à l’école, classes ZEP, marionnettes en maternelle, puis cirque, théâtre et danse adaptée pour les enfants et adolescents handicapés — en partenariat avec l’association Parcours 83, la Croix-Rouge de Fréjus et Cadans’. Les marionnettes m’ont beaucoup appris : comment un objet peut porter ce que la personne ne peut pas encore porter seule.
Entre-temps, le clown était entré — avec la Royal Clown Company d’Hervé Langlois. On voulait me mettre dans la case du mime : ce qui ne dit rien, qui intériorise, qui se tait. Mais j’avais tant à dire. Là où le butô intériorise — et peut aussi enfermer — le clown libère et expose. Parfois explose. Je vis les deux comme des pratiques de pleine présence, deux pôles d’un même mouvement vers soi et vers l’autre. C’est cette tension qui a donné naissance à Pierrot Buto — un personnage créé en 2012, place Masséna à Nice, dans des spectacles de rue — et qui m’a conduit en demi-finale de La France a un incroyable talent en 2016, après l’obtention de mon Diplôme d’État de professeur de danse contemporaine. → Voir les passages de Pierrot Buto à LGAT 2016
Ce passage à la télévision a été une expérience étrange : une reconnaissance soudaine, et en même temps une mise en demeure. Ce qui était une présence poétique devait devenir une image — reproductible, vendable. Pierrot Buto n’a pas survécu à cette injonction. C’est aussi en 2016 que j’ai commencé les premières prises en charge individuelles en danse-thérapie — jusqu’alors, tout se faisait en groupe. La même année, la Cie Le Cœur Accords devenait la Cie NezSens (2017), puis le Centre NezSens (2019) : une école de danse et de clown contemporains, un cabinet de danse-thérapie, un accueil en chambres d’hôtes — et des prestations de formation en sous-traitance où je donnais des ateliers clown à des demandeurs d’emploi, jusqu’à devenir référent de groupe pour France Travail (VSI) pendant plusieurs années. Le travail en cabinet s’est approfondi en partenariat avec des psychologues et psychiatres locaux — stress post-traumatique, phobies, TOC, dépression, burn-out. Puis le COVID a fermé administrativement le centre six mois après son ouverture. Ce qui aurait pu être un effondrement a précipité une clarification : revenir à l’essentiel — le soin, le lien, la transmission.
En 2026, un déménagement pour suivre la mutation de mon compagnon marque une nouvelle étape — l’Alsace, un territoire inconnu, une présence à reconstruire. Ce déplacement géographique est aussi un déplacement intérieur : moins de structure fixe, plus de présence mobile. Moins de vitrine, plus de lien. NezSens n’est plus un centre — c’est une façon d’être là, disponible, attentif, en mouvement.
Trois domaines imbriqués
Ce que je fais concrètement.
Ces trois dimensions ne sont pas des cases séparées. Elles se nourrissent constamment l’une l’autre.
Arts-thérapies
Accompagnements individuels et collectifs par la danse, le mouvement, l’image et le clown. En structures partenaires et en déplacement.
Découvrir →Formation
Interventions en sous-traitance auprès d’organismes de formation — insertion professionnelle, communication, QVT, médiations corporelles.
Découvrir →Arts vivants
Enseignement artistique, interventions en milieu scolaire et culturel, créations scéniques mêlant danse, clown et poésie du corps.
Découvrir →Repères
Ce qui fonde la démarche.
Formations & diplômes
- École de cirque Annie Fratellini Arts du cirque — jonction entre technique corporelle, présence et jeu
- Formation danse-thérapie / danse de l’âme Première approche méthodologique du mouvement comme langage intérieur — avant même de connaître le butô
- Royal Clown Company — Hervé Langlois Formation au clown thérapeutique — pleine présence, vulnérabilité assumée, libération par l’exposition
- Professeur de danse contemporaine Diplôme d’État — Ministère de la Culture
- Art-thérapeute certifié RNCP Niveau 6 — option danse et mouvement
- Formateur professionnel Insertion, communication, développement psychosocial
Quelques repères de parcours
- 2006 – 2017 — Compagnie Le Cœur Accords Fondation et direction. Inclusion des personnes handicapées dans l’accès à la culture. Partenariats : Parcours 83, Croix-Rouge de Fréjus, Cadans’. Médiations : marionnettes, cirque, théâtre, danse adaptée.
- 2012 — Naissance de Pierrot Buto Personnage créé dans les spectacles de rue place Masséna à Nice — danse butô, clown, poésie corporelle.
- 2016 — La France a un incroyable talent Demi-finaliste avec Pierrot Buto. Début des premières prises en charge individuelles en danse-thérapie.
- 2017 – 2018 — Cie NezSens Recherche autour du corps, du lien et de la création.
- 2019 – 2026 — Centre NezSens École de danse et clown contemporains, cabinet de danse-thérapie, chambres d’hôtes, prestations France Travail (VSI). Travail clinique en partenariat avec psychologues et psychiatres (PTSD, phobies, burn-out). Fermé administrativement six mois après ouverture pour COVID.
- 2026 — NezSens · Alsace Nouvelle étape. Présence mobile, relationnelle, ancrée dans un territoire à découvrir.
- 20+ années d’expérience en arts vivants, pédagogie et accompagnement
- +1000 adultes accompagnés
- +800 enfants rencontrés
- 97 % de satisfaction (évaluations France Travail)
NezSens — l’origine du nom
Pourquoi ce nom ?
Nez — comme le clown. Pas le clown de cirque performatif, pas le bouffon qui fait rire aux dépens de quelqu’un. Le clown thérapeutique : celui qui accepte sa vulnérabilité, qui ose l’imprévu, qui crée un espace de permission où quelque chose de vrai peut apparaître. Le nez rouge est une invitation — à ne pas se prendre trop au sérieux, à rester humain.
Sens — les sens du corps. L’écoute sensorielle. Le sens comme direction, comme orientation. Ce qui donne du sens à ce qu’on traverse.
Le nom porte aussi une généalogie silencieuse : des années de butô, de cirque, de marionnettes — autant de langages du corps et du symbole qui ont précédé et nourri ce que NezSens est aujourd’hui. La marionnette en particulier : un objet qui porte ce que la personne ne peut pas encore porter seule. Un intermédiaire entre l’intérieur et le monde.
Dans le logo : une pousse qui émerge d’une fissure. La fissure traverse le Z de NezSens. Ce n’est pas une erreur — c’est l’image même du projet : ce qui naît n’émerge pas du sol parfait. Ça pousse dans les craquelures. Dans ce qui a été brisé, traversé, questionné.
Ce qui guide ce travail
Pas des valeurs d’affiche.
Ce qui ne change pas — sur un plateau de danse, en formation, ou en cabinet — a pris la forme d’une page à part entière, pour ne pas le redire deux fois de deux façons différentes. → Découvrir l’Approche
Si quelque chose résonne,
la porte est ouverte.
Que vous soyez particulier, professionnel ou structure partenaire — une question, une idée de collaboration, un projet à explorer : un premier échange suffit souvent à y voir plus clair.
Voir aussi
