Méthode
art-thérapeutique
Ni tout à fait dans le temps.
Ni hors de lui.
Un pas de côté. Un espace pour respirer.
Les « Jardins Suspendus » sont des espace-temps particuliers où quelque chose peuvent se déposer, se déplacer, ou simplement respirer. Face à la souffrance, nous ne cherchons pas l’affrontement frontal mais plutôt un pas de côté — non pas pour fuir ce qui est difficile, mais pour créer un interstice entre la personne et sa douleur, pour donner de l’oxygène à ce qui, en elle, demeure vivant…
Lire la vision complète ↓À l’origine, une question clinique simple et peu élégante.
Comment aider quelqu’un à évacuer ce qui l’encombre — physiquement, psychiquement — quand la parole seule ne suffit pas ? Comment soulager une tension qui n’a pas de mots, décompresser ce qui s’est accumulé, lâcher ce qu’on ne sait même plus qu’on tient ?
Avant les Jardins Suspendus, il y avait une image bien moins poétique : celle d’une chasse d’eau. Symbolique, certes. Mais juste dans ce qu’elle dit — le corps sait évacuer. Il faut parfois lui en créer les conditions.
C’est de cette question brute, venue de la clinique, que sont nés les outils, les orientations, les espaces. Le jardin est arrivé après. Mais c’est la nécessité qui l’a rendu possible.
Méthode initiée en 2016 — nourrie par les travaux de Winnicott, Damasio, Van der Kolk, Dolto, Hubert Godard, Jean-Pierre Royol et Fabrice Midal.
Niksen
Contempler · laisser faire
Laisser vagabonder l’esprit sans le tenir ni se concentrer. Ne pas faire pour faire — laisser faire.
Farniente
Détente · sieste
Comme le Niksen — mais ici, s’endormir est pleinement légitime. Qu’on dorme ou non : les deux sont valides.
Créativité
Expression · passage
Pas une invitation à produire. Un terrain de détachement. Ce qui émerge n’a pas de statut. C’est un passage.
Plaisir
Jeu · soin · massage
Fil d’Ariane du parcours. Se faire du bien avec peu. Sans culpabilité.
Dans cet espace, rien n’est programmé. Quelque chose émerge toujours — précisément parce que les conditions sont là. Ces instants ne sont pas des accidents. Ce sont des portes d’entrée.
Traumatisme
La craie et les larmes
Séance libre
La boule jaune
Écriture automatique
L’écriture illisible
Le raté
La craie qui se brise
Pédiatre et psychanalyste française
Tout est langage
Avant même la parole articulée, le corps parle. Ce que la personne ne dit pas, elle le tient, le porte, le contracte. L’espace des Jardins Suspendus est d’abord une invitation à laisser ce langage-là exister — sans le traduire immédiatement.
Chercheur en analyse du mouvement, université Paris VIII
La posture est nichée dans l’imaginaire
Ce que nous imaginons façonne la façon dont nous habitons notre corps. Inversement, bouger autrement ouvre d’autres imaginaires. Le travail sensoriel et postural n’est jamais neutre — il touche à l’identité profonde.
Psychiatre et chercheur en traumatologie, Boston University
Le corps n’oublie rien
Le traumatisme s’inscrit dans le corps avant de trouver des mots. Les médiations sensorielles — toucher, matière, mouvement, son — offrent une voie d’accès que la parole seule ne peut pas toujours emprunter.
Neurologue et neuroscientifique, University of Southern California
L’erreur de Descartes
Les émotions ne sont pas des obstacles à la cognition — elles en sont le fondement. Accueillir ce qui se passe dans le corps, c’est accéder à une forme de connaissance de soi irréductible.
Pédiatre et psychanalyste britannique
L’espace transitionnel
Entre le dedans et le dehors existe un espace intermédiaire — ni réalité objective, ni monde intérieur pur — où quelque chose peut se créer librement. C’est exactement ce que les Jardins Suspendus cherchent à ouvrir.
Psychologue humaniste américain, fondateur de l’approche centrée sur la personne
La relation d’aide non directive
Confiance inconditionnelle dans les ressources de la personne. Absence de jugement. Présence bienveillante sans agenda. Ces trois principes traversent chaque séance.
Docteur en psychologie et psychopathologie cliniques, psychologue clinicien, art-thérapeute etprécurseur de l’art-thérapie contemporaine en France
Le souffle du neutre
Ni méditation, ni respiration dirigée — un état d’équilibre sensoriel qui permet la circulation entre les parts de soi. Royol a nommé ce que la pratique cherche à créer : un espace où rien n’est forcé, où tout peut traverser.
Docteur en philosophie, philosophe et fondateur de l’École occidentale de méditation
Foutez-vous la paix
La bientraitance envers soi-même n’est pas un luxe ni une faiblesse. C’est un acte. Cette permission radicale de se délier de la performance et du regard de l’autre est au cœur du quadrant Plaisir.
Les effets ne sont pas des promesses — ce sont des tendances observées, variables selon les personnes et les contextes.
À l’issue des séances, les personnes rapportent fréquemment : un relâchement musculaire et une détente perceptible, une diminution de l’anxiété et des pensées envahissantes, un sentiment de fierté et une meilleure image d’elles-mêmes, plus de confiance dans ce qu’elles ressentent, moins de dépendance au regard de l’autre, un sentiment de liberté retrouvée.
Plus largement : une déculpabilisation d’aller mal, une acceptation plus douce de leur réalité et de leurs traitements, davantage d’estime personnelle et d’auto-compassion, parfois une diminution des douleurs physiques et un regain de goût à vivre.
Les Jardins Suspendus ne remplacent pas un suivi psychologique ou psychiatrique. Ils s’y articulent. La combinaison est plus efficace que l’exclusion.
Si vous êtes déjà suivi — c’est idéal. Je demande toujours ce qu’en pense votre thérapeute, et que celui-ci soit au courant de la complémentarité.
Si vous n’êtes pas suivi — des réminiscences peuvent survenir en séance. C’est fréquent, et c’est une bonne raison d’envisager un suivi parallèle. Je peux vous accompagner dans cette démarche si nécessaire.
Si vous avez des spécificités physiques ou psychiques — dites-le moi. Les séances s’adaptent. Tout ce qui est partagé reste soumis au secret professionnel.
L’alliance thérapeutique est fondamentale. Si vous ne vous sentez pas à l’aise, écouté, respecté — il est préférable d’aller voir un autre praticien. C’est un droit, pas un échec.
L’art-thérapie n’est pas une médiation artistique.
Dans une médiation, on produit. On expose. On montre. On célèbre. C’est légitime — c’est un autre métier, avec ses propres finalités.
En art-thérapie, le médium artistique n’est pas une fin — c’est un passage. Une massue peut devenir quille. Une craie peut devenir étalement. Ce n’est pas de l’art qu’on fait — c’est un détour qu’on emprunte pour laisser quelque chose se déposer, se déplacer, se symboliser. Sans avoir à être compris. Pas encore.
Ces bricolages poétiques ne demandent aucune maîtrise. C’est même leur condition. Le cadre est là pour que cette absence de maîtrise soit possible sans danger — pour que quelque chose puisse émerger librement, sans être capturé trop vite par le verbe.
Ce que l’on vise, c’est la créativité — pas la production. Cette créativité s’ancre dans l’imaginaire et le vécu de la personne. Elle sollicite ce que les neurosciences appellent le réseau en mode par défaut — le siège du vagabondage mental, de l’intuition, de la résolution indirecte de problème. Non par la force, mais par le relâchement.
Ce qui se crée n’est jamais dépourvu des symptômes de la personne. Ce n’est pas une parenthèse hors du réel. C’est une autre façon d’y être.
Je suis attentif à ce qui rate, se bute, échappe au contrôle — car c’est souvent là que s’ouvre la porte. Ce moment-là, c’est le Kaïros : l’instant juste, non planifié, qui devient point d’entrée.
Les mots viennent après — parfois entre les séances, parfois bien plus tard. C’est la personne qui les trouve, à son rythme. Parfois je propose des hypothèses de travail, toujours ouvertes — à saisir ou non. Je n’interprète pas. Je laisse décanter.
Pas de produit. Que du sujet.
Ce qui se fait se défait après la séance — non par négligence, mais par respect. Figer une trace peut figer une personne. L’éphémérité fait partie du soin. Pour celui dont la création est singulière, atypique, non académique — la soumettre au regard d’un public sans cadre, c’est risquer de lui faire rencontrer une incompréhension de plus. Tout est singulier ici. Rien n’est académique. C’est précisément ce qui fait la valeur du processus.
→ Pour aller plus loin : Neurosciences, créativité et art-thérapie
Si vous cherchez un intervenant pour animer un atelier créatif, accompagner une dynamique de groupe ou concevoir un projet artistique avec vos équipes ou vos publics — c’est aussi possible. Ce sera une médiation. Et ce sera clairement nommé comme tel.
- Aucune interprétation, même si demandée — l’objectif est de préserver la subjectivité de la personne, non de l’objectiver
- En groupe : aucun commentaire sur ce qui est créé ou non — ni j’aime, ni j’aime pas
- Ce qui se passe dans cet espace appartient entièrement à la personne
- Cet espace ne se substitue pas à un suivi psychologique ou psychiatrique
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